Les nouvelles des ateliers artistiques de Lavalette
Fin de festival, toujours des difficultés à revenir sur terre après une immersion de quatre jours en atmosphère confinée. Participer à ce type de manifestation c'est un peu comme une descente en apnée, une sur-oxygénation du cerveau. Le sas de décompression sera d'autant plus long que le travail ante-festival a été important, que les attentes ont été sans doute sur-évaluées, mais pour donner le meilleur de soi le mythe doit être à la hauteur.
Pour un artiste l'accueil et les conditions de mises en scène sont d'une importance capitale et le Festival Cœur de France n'a plus grand chose à acquérir pour devenir le top du top, encore quelques imperfections qui sont si humaines qu'elles doivent absolument persister pour laisser de grands souvenir à ceux qui les vivent.
Après, il y a les imperfections juvéniles, à deux ans on ne peut pas tout savoir des motivations de l'humanité pour ce rendre sur un évènement préparé de longue date, avec une énergie débordante, prendre des avis de droite et de gauche, du nord au sud et de l'est à l'ouest n'est pas une évidence quand la route est longue et la machine lourde à mener. Une association de bénévoles n'est pas une entreprise à but de rentabilité mais la conjugaison des bonnes volontés pour des objectifs visibles, concrets et temporalisés pour aboutir au meilleur dans les limites fixées à une date définie, sans possibilité de dépassement de planning.
Les quelques visiteurs avec qui il s'est établi un dialogue, ou une écoute, suffisent à laisser un goût sucré et agréables de ces jours qui prouvent que le travail est toujours une indispensable énergie pour avancer. Un regret: trop peu de monde, la faute à qui et à quoi: trop chaud pour en tirer de vraies conclusions positives. On laisse mijoter et on en reparle dans quelques semaines.
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